Conférence 2012
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Dernières nouvelles
Jour de la Terre ....34 ème anniversaire !
Droits miniers: comparaison Canada-Etats-Unis
"Le mystère du capital" d'Hernando De Soto sous le feu de la critique
Le réchauffement climatique présente-t-il des avantages?
Gaz de schiste aux États Unis: trois raisons de se réjouir
Gérer les forêts et Parc Nationaux américains dans un contexte de crise ...
Pour sauver les océans...comment échapper à la Tragédie du libre accès ?
Philosophie verte: comment penser sérieusement l’avenir de la planète
“L’eau entre règlementation et marché”, sous la direction de Max Falque
Inondation : la faute à la politique, pas au climat !
Harmoniser la liberté, l’écologie et la prospérité en 2014
Le gaz de schiste aux Etats Unis.....une nouvelle ruée vers l’or ?
Max Falque sur l'écologie de marché
“Ecologie et immigration: même rhétorique ?”
Bonne année 2014
 
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Politique environnementale des Etas Unis en cas de changement de majorité
Le 9 septembre 2012 - L'élection présidentielle est incertaine et il est important d'anticiper ses modifications en cas de victoire des Républicains. L'Heritage Foundation vient de publier un rapport "La protection de l'environnement: huit principes pour éthique environnementale" qui devrait inspirer une nouvelle Administration:

Principe 1 Les hommes sont la plus importante, précieuse et unique ressource

Principe 2 Les ressources naturelles renouvelables sont dynamiques et résilientes. Elle répondent positivement à une gestion avisée

Principe 3 La protection par les droits de propriété privée et les libres marchés fournissent les meilleures opportunités pour l'amélioration de l'environnement

Principe 4 Les efforts engagés pour réduire et maîtriser la pollution doivent aboutir des bénéfices environnementaux réels

Principe 5 Au fur et à mesure que nous accumulons des savoirs scientifiques, technologiques et artistiques nous apprenons à obtenir plus avec moins

Principe 6 La gestion des ressources environnementales doit être conduite sur place en fonction des conditions spécifiques à chaque site

Principe 7 La science doit être utilisée comme instrument central pour guider les politiques publiques

Principe 8 Les politiques publiques les plus efficaces sont celles qui sont fondée sur la Liberté


Nous renvoyons à la lecture du texte original qui mériterait d'être traduit mais on peut penser que la gestion politique, centralisée et de type "Command and Control" ne sera pas au programme d'une éventuelle victoire républicaine.
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Frédéric Bastiat ....plus que jamais d'actualité !
Le 1er Septembre 2012 - "Le Point" publie un excellent article de François Lenglet commentant le célèbre texte sur l'aveuglement volontaire ou innocent des responsables. Comment ne pas penser à certaines politiques environnementales brouillonnes, coûteuses et contradictoires  : emplois verts, énergies renouvelables, normes, subventions, fiscalité...? Chaussé de ces lunettes vous déchiffrerez mieux "ce qui ne se voit pas" ! event.details
 

Rio+20: la fin de l'internationalisme environnemental
Le 27 août 2012 - Ronald Bailey, essayiste et journaliste américain a suivi la conférence Rio+20. Comme la plupart des observateurs il constate l'échec à l'échelle de la participation de plus de 50 000 participants représentant 188 états. Le rapport final intitulé "Le futur que nous voulons" non seulement est insipide mais encore a fait l'objet d'un contre-rapport des organisations gauchistes "Le futur dont nous ne voulons pas". En fait le désaccord fondamental porte sur le transfert de milliards de dollars des pays riches vers les pays pauvres dont on a pu mesurer depuis un demi-siècle non seulement l'inefficacité mais encore les effets pervers en terme de corruption et d'appauvrissement. On notera que pour environ 200 groupes d'activistes la propriété est le vol et que donc la solution des problèmes économiques, sociaux et environnementaux implique le recours à un "éco-socialisme " soit la généralisation du libre accès aux ressources communes, ou "commons", en quelque sorte le "commonisme" succèdant au communisme. Bailey rappelle que seuls les pays dotés d'un état de droit (rule of law) protégeant les droits de propriété parviennent à résoudre les problèmes environnementaux. On peut penser que Rio+20 sonne le glas des fausses solutions et des illusions de l'internationalisme environnemental. Il convient désormais de recourir aux outils du capitalisme démocratique à savoir les droits de propriété et le marché. event.details
 

Gaz de schiste: le débat continue
Le 16 août 2012 - Le président de la République a rencontré le 15 aout des opposants à l'exploration et bien sûr l'exploitation....ce qui signifie une approbation implicite des thèses "écolos" .
Radio Monte-Carlo a demandé à Max Falque d'intervenir dans l'émission "Les Grandes Gueules" du 16 aout. Max Falque a rappelé qu'il s'agissait d'une véritable révolution énergétique en citant le titre du dossier publié dans "The Economist" du 14 juillet "Une mine d'or non conventionnelle".
Si les problèmes environnementaux réels mais exagérés sont en voie de solution par les progrès technologiques, en revanche notre système juridique interdit en fait l'indemnisation raisonable non seulement des propriétaires mais aussi de tous ceux qui subiraient des nuisances.
La question est politique et il convient de faire preuve "d'imagination juridique et économique au service de l'environnement".... précisement la devise de l'ICREI ! event.details
 

Bibliographie provisoire: Droits de propriété, économie et environnement
Le 13 août 2012 - Nous avons commencé à recenser la plupart des documents que nous avons réunis au cours des dernières années. Cette liste alphabétique peut contribuer à faciliter vos recherches. Bien entendu nous mettrons à jour cette liste provisoire. Envoyez-nous des informations et documents ! event.details
 

Manger local est-il raisonable ? Pas évident !


Le 6 août 2012 - Un nouveau livre de Pierre Desrochers: The locavore's Dilemma, in praise of the 10 000-mile diet, 288 p., Public Affairs 2012 lance la controverse. À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, proclamée par l’ONU en 1979, le projet Pour une politique alimentaire populaire a organisé une série de discussions sur le thème de la souveraineté alimentaire. Nous désirons profiter de cette ouverture pour exprimer un point de vue qui risque d’être peu abordé lors de ces activités.

La sécurité alimentaire dans les économies sous-développées, c’est-à-dire l’accès régulier à une alimentation abordable, saine, nutritive et suffisante pour les plus démunis, est de plus en plus éclipsée dans les préoccupations militantes par la souveraineté alimentaire qui serait le droit pour les peuples de définir leurs propres politiques agricoles afin de garantir leur autonomie. En pratique, cette approche impliquerait l’instauration de nouvelles entraves au commerce international dans les économies avancées et le recentrage de la production agricole vers la communauté locale.

On allègue que cette agriculture de proximité aurait d’importants bénéfices environnementaux, économiques et de sécurité alimentaire. N’étant plus soumis à la seule logique du profit, les petits agriculteurs pourraient vivre de leurs activités, protéger les populations avoisinantes contre les aléas du commerce mondial et ne plus surexploiter l’environnement. Il serait alors possible de diminuer les émissions de gaz à effet de serre en réduisant les distances parcourues par les aliments. De multiples petites productions garantiraient également une plus grande biodiversité que les grandes monocultures.

Dans les faits cependant, la souveraineté alimentaire ne fait qu’exacerber les problèmes que ses partisans disent vouloir combattre.

Une plus grande insécurité alimentaire


Peu importe leur nature, toutes les productions agricoles sont périodiquement victimes de grêles, de sécheresses, de gelées, de pluies trop abondantes, d’inondations, de trombes, de tornades ou d’ouragans. À ces aléas climatiques s’ajoutent des problèmes liés aux insectes ravageurs et aux rongeurs; des maladies des plantes et des animaux provoquées par des champignons, des virus et des bactéries; et d’autres calamités allant des tremblements de terre aux incendies.

Historiquement, les échanges interrégionaux ont permis de répartir les risques inhérents aux productions agricoles en acheminant les surplus de certaines régions vers d’autres où les récoltes ont été mauvaises, prévenant par le fait même une hausse autrement plus rapide des prix dans les régions en difficulté. Paradoxalement, la souveraineté alimentaire entraîne des risques beaucoup plus élevés en plaçant presque tous ses œufs dans le même panier géographique.

L’appauvrissement des populations locales


Bien que d’autres facteurs entrent en compte, la spécialisation régionale des productions agricoles résulte essentiellement d’avantages régionaux considérables en matière de qualité des sols et du climat. Promouvoir la
consommation de denrées locales non concurrentielles implique donc obligatoirement plus d’intrants (eau, engrais, pesticides, serres chauffées, etc.) et de surfaces agricoles, ce qui se traduit par des prix beaucoup plus élevés. Le gain économique de l’agriculteur non concurrentiel se fait donc aux dépens des consommateurs qui doivent payer plus cher pour un produit similaire ou le même prix pour un produit de moindre qualité. Ce faisant, les
consommateurs ont moins d’argent pour acheter autre chose (incluant d’autres types de productions locales), ce qui a des effets négatifs sur la création d’emplois non agricoles.

Les producteurs locaux concurrentiels bénéficient pour leur part de deux façons d’un marché de plus grande taille. Premièrement, bon nombre de consommateurs plus éloignés sont disposés à payer davantage pour leurs
productions. De plus, le fait que les périodes de récolte diffèrent entre régions éloignées les unes des autres évite la dépréciation rapide du prix de vente qui accompagne inévitablement la mise sur le marché simultanée et strictement locale d’un même produit par plusieurs exploitants. Si dans ces circonstances les consommateurs locaux doivent payer davantage pendant la période des récoltes locales, ils bénéficient pendant le reste de l’année d’une plus grande accessibilité à ce produit et de prix plus abordables.

Les dommages environnementaux


On accuse fréquemment les grandes monocultures de réduire la biodiversité. Or, dans les faits, en concentrant la production dans les meilleurs territoires et en améliorant sans cesse les rendements, l’agriculture moderne a permis au cours des deux derniers siècles la reforestation à grande échelle des terres agricoles marginales délaissées par leurs propriétaires dans les économies développées. Parce qu’elle est moins productive, l’agriculture de proximité requiert davantage de surfaces cultivées et d’intrants et est donc moins
durable.

L’argument selon lequel une plus grande production locale réduit les émissions de gaz à effet de serre (GES) ne tient pas non plus la route, car les segments liés à la production (ensemencement, récolte, entreposage, transformation, etc.) ont un impact beaucoup plus important sur ce plan que le transport. Par exemple, aux États-Unis, une étude estime que 4% des émissions totales de GES associées à la nourriture proviennent du transport sur de longues distances tandis que la production des aliments en représente 83%. Produire autant que possible dans les zones les plus appropriées permettrait donc, malgré de plus grandes distances parcourues, de réduire bien davantage les GES que l’agriculture de proximité. Le prix des aliments, bien qu’imparfaits en raison de nombreuses mesures politiques qui encouragent l’inefficacité (subventions, quotas, tarifs, etc.), donne généralement une idée beaucoup plus juste de l’impact environnemental des productions agricoles que leur lieu d’origine, car il tient compte de tous les coûts de production. Toute discussion sérieuse de la réduction des GES dans le secteur agricole doit donc cibler en priorité l’élimination des entraves au commerce.

Loin d’être bénéfiques, la souveraineté alimentaire et l’agriculture de proximité entraînent au contraire de plus grands dommages environnementaux, un appauvrissement des populations locales et une sécurité dans l’approvisionnement bien moindre que la libéralisation du commerce agricole.


Pierre Desrochers est un professeur associé de géographie à l'université de Toronto Mississauga et chercheur associé à l'Institut Économique de Montréal et l'Institut Économique Molinari. Hiroko Shimizu est économiste et consultante indépendante.


Pierre Desrochers est intervenu à notre 4éme Conférence Internationale "Les déchets" en 2004

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"France: Gaz de schiste frilosité politique "
Le 27 juillet 2012 - C'est le titre d'un court article publié par Max Falque sur le site Economie-Matin le 12 juillet 2012.
Nous en profitons pour signaler l'important dossier inclus dans The Economist du 14 juillet "An unconventional bonanza" avec un sous titre indiquant "De nouvelles sources de gaz peuvent transformer les marchés mondiaux de l'énergie... mais ce ne sera ni simple ni facile" event.details
 

Ecologie profonde en Australie
Le 25 juillet 2012 - L'Institut Turgot a récemment publié le compte rendu par Max Falque du livre de Jeff Bennett, professeur à Australian National University, "Little Green Lies". Ce dernier, intervenant à notre 9ème conférence internationale qui vient de se tenir fin juin à Aix en Provence sur le thème du problème des droits de propriété en Chine, nous a expliqué que son livre avait vivement irrité les milieux "écolo" et qu'il était victime d'une cabale sinon d'une "fatwa".
Le 10 juillet sur France-Culture l'excellent Philippe Meyer ironisait sur la protection des crocodiles anthropophages australiens. A écouter ! event.details
 

Notre 9ème Conférence: un très bon cru
Ceci n'est pas une simple métaphore puisqu'un événement festif a conclu nos trois jours de discussion passionnante et de haut niveau intellectuel : la visite de l'immense domaine viti-vinicole de Listel en Camargue, précédé par la visite des Marais du Vigueirat appartenant au Conservatoire du Littoral.

Un des points fort de notre conférence fut le dîner débat célébrant le 20e anniversaire de la création de l'ICREI avec un court historique par Henri Lepage, responsable essentiel de sa création suivi des brillantes interventions de Sylvie Brunel, écrivain et professeur en Sorbonne et de Luc Guyau, FAO.

Il convient maintenant de publier l'essentiel des quelques 45 communications en un ouvrage d'environ 500 pages pour lequel nous avons déjà l'accord de Bruylant. Nous escomptons que ce 9ème tome de notre collection sera disponible au début 2013. event.details
 

Max Falque sur France Culture
Le 26 juin 2012 - Max Falque était l'invité de l'émission "Du grain à moudre" sur France Culture consacrée au Sommet de Rio +20. event.details
 

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