Conférence 2012
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"Le mystère du capital" d'Hernando De Soto sous le feu de la critique
Le réchauffement climatique présente-t-il des avantages?
Gaz de schiste aux États Unis: trois raisons de se réjouir
Gérer les forêts et Parc Nationaux américains dans un contexte de crise ...
Pour sauver les océans...comment échapper à la Tragédie du libre accès ?
Philosophie verte: comment penser sérieusement l’avenir de la planète
“L’eau entre règlementation et marché”, sous la direction de Max Falque
Inondation : la faute à la politique, pas au climat !
Harmoniser la liberté, l’écologie et la prospérité en 2014
Le gaz de schiste aux Etats Unis.....une nouvelle ruée vers l’or ?
Max Falque sur l'écologie de marché
“Ecologie et immigration: même rhétorique ?”
Bonne année 2014
Faut-il brûler les stocks d'ivoire pour sauver les éléphants ?
“Est-ce que la destruction des stocks d’ivoire sauve véritablement les é...
 
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Ronald Coase, in memoriam
Le 5 septembre 2013 - Ronald Coase (1910-2013) nous a quittés ce 2 septembre. Son article de 1960 sur le problème du coût social a à la fois permis de critiquer l'approche traditionnelle en économie de l'environnement, celle fondée sur l'analyse de Pigou consistant à taxer les pollueurs, et de lancer le paradigme des droits de propriété comme moyens de défense de l'environnement. Son approche a par ailleurs ouvert la voie à l'analyse "Law and Economics" (dont il ne reconnaitra certainement pas certains abus "utilitaristes"). Coase a donc permis d'infléchir les fondements de la politique environnementale d'une solution purement étatique vers des solutions transactionnelles, décentralisées, fondées sur les droits de propriété et les échanges. Emmanuel Martin a synthétisé l'apport de cet économiste incontournable. event.details
 

Les dangers du principe de précaution
Le 13 août 2013 - Sous le titre Environment v. Economy: Precaution or Peril ? “ Dino Falaschetti,
nouveau directeur Général du Property and Environment Research Center (PERC),
fait le point des diverses études qui démontrent  qu’après 40 années
d’existence la mise en œuvre de ce “serment d’Hippocrate à l’usage de l’écologie
militante” n’a abouti qu’à freiner la croissance et donc l’amélioration de la
qualité environnementale (Courbe Environnementale de
Kuznets). L’introduction de ce principe dans la Constitution
française , certes “politiquement correct” contribue probablement au déclin
économique de notre pays


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“Y-a-t-il des limites aux horizons de la croissance? Réponses à de fausses évidences”
Le 5 août 2013 - Ce court texte de Corentin de Salle publié par l’Institut Turgot,
rappelle et résume une évidence qu’avait parfaitement exprimée Julian Simon dans
son ouvrage “L’homme nôtre dernière chance” (PUF, 1985). Au moment où la malthusianisme trouve une nouvelle raison d’être au
titre de l’écologie politique et militante il est bon de rappeler  la
phrase de Jean Bodin “Il n’est de richesse que d’hommes” Les prévisions
catastrophiques qui depuis Stanley Jevons(1850)  en passant par le Club
Rome (1970) font le miel des média se sont toutes avérées
fausses. C. de Salle a participé à plusieurs des Conférences Internationales
ICREI à Aix en Provence



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Myron Ebell sur la fracturation hydraulique
Le 30 juillet 2013 - Nous avons interviewé Myron Ebell du Competitive Enterprise Institute sur la question de la fracturation hydraulique. Au-delà des aspects techniques, c'est la question institutionnelle qui est déterminante pour le débat. En 2011 Max Falque avait présenté à Washington son point de vue sur la question.
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Doit-on faire payer les utilisateurs des espaces de loisir ?
Le 23 juin 2013 - Dans sa dernière livraison “Policy Analysis ( Cato Institute, 18 juin 2013) publie un article de Randal O’Toole ‘Improving Incentives for Federal Land Managers: the case for recreation fees”. Aux Etats Unis, où près de la moitié de l’espace est propriété publique, l’accès est gratuit dans 98% des cas. En fait cette gratuité est source d’inégalités puisque la fréquentation des parcs nationaux est essentiellement le fait de titulaires de revenus élevés. Faire payer l’accès présenterait plusieurs avantages :

- mieux adapter l’offre de loisir aux demandes des utilisateurs,

- aider les gestionnaires à résoudre les conflits d’usage,

- financer la gestion à partir de redevances plutôt que par l’impôt,

- permettre aux propriétaires privé et associatifs d’ouvrir des espaces aux loisirs dans le cadre concurrentiel.

La loi de 2004 qui arrive à expiration en 2014 sera l’occasion de débattre de ce problème. Notons que le National Trust for England and Wales autofinance chacun de ses sites par un droit d’entrée... Ce que pourrait faire le Conservatoire du Littoral. En tout cas la discussion mérite d’être ouverte compte tenu de la quasi banqueroute des pouvoirs publics ! event.details
 

Les couts comparés de l’énergie en Europe et aux Etats Unis: un menace pour l’industrie
En 2000 les couts de l’électricité et du gaz étaient du même ordre des deux coté de l’Atlantique. En 2012 l’électricité européenne est deux fois plus chère et le gaz quatre fois plus cher. L’Allemagne qui a développé un programme massif d"’énergie renouvelable est particulièrement menacée par un effondrement de sa compétitivité industrielle. La Global Warming Policy Foundation présente les nombreux articles de la presse internationale commentant la révision de la politique énergétique d’A. Merkel. event.details
 

Extinction du paupérisme et qualité de l'environnement

Le 17 juin 2013 - The Economist du 1er juin 2013 a publié un très important article qui avance l’hypothèse que, contrairement à l’opinion dominante, à la croissance démographique attendue d’ici 2030 correspondra une augmentation très sensible du niveau de vie des populations les plus pauvres.


Le taux de pauvreté a d’ailleurs commencé à baisser à partir de la fin du siècle dernier en raison de la croissance économique des PVD de l’ordre de 6 % par an. Par exemple la Chine, largement responsable de ce phénomène, a réduit son taux d’extrême pauvreté de 84 % en 1980 à 10 % aujourd’hui.


Tout indique que, sous réserve d’une meilleure gouvernance, notamment la suppression de la corruption et d’une diminution des inégalités, l’extrême pauvreté de masse pourrait appartenir au passé.


Bien entendu il ne s’agit que d’une prévision et du prolongement d’une courbe qui est le fruit de la généralisation du capitalisme et du libre-échange. Par ailleurs il faut noter que si l’on a réussi à élever le niveau de vie d’un milliard de personnes en passant de 1,25 dollars par jour (en dessous duquel on parle d’extrême pauvreté) à quelque quatre dollars par jour on est encore loin du niveau de pauvreté des pays développés de l’ordre de 15 dollars par jour.


Les prévisions de sortie de l’extrême pauvreté sont d’ailleurs fort différentes selon les pays : si l’Extrême-Orient avec l’exemple de la Chine et de l’Inde sont dans la bonne voie, l’Afrique (notamment subsaharienne) connaîtra pour longtemps un pourcentage élevé de sa population restant dans l’extrême pauvreté.


À ce point on peut s’interroger sur l’efficacité de l’aide aux pays en voie de développement. « Elle a pu jouer un rôle positif dans certaines zones mais il est difficile de prétendre qu’elle a quelques rapports avec la diminution de 50 % d’extrême pauvreté qui pour l’essentiel s’est produite en Chine qui n’a rien à voir avec l’aide internationale et les objectifs de développement du millénaire des Nations unies »


Ces bonnes nouvelles de sortie de la pauvreté sont-elles favorables à la protection de l’environnement ?


 Si on en croit l’écologie militante il faudrait plusieurs planètes pour faire face à la pression d’une consommation croissante des ressources.


À ce point nous devons considérer le modèle proposé par la courbe environnementale de Kuznetz :



Bien que contestée cette courbe fondée sur l’observation de  deux siècles de croissance économique met en évidence que si dans un premier temps à l’augmentation de la richesse correspond une dégradation de l’environnement la courbe s’inverse dès lors qu’apparaît l’abondance.


Dans la mesure où l’on escompte une sortie massive de la pauvreté il faut donc s’attendre, toutes choses étant égales par ailleurs, à une pression importante sur les ressources environnementales. Ceci est bien illustré par la Chine qui a probablement atteint le point d’inflexion de la courbe environnementale de Kuznetz et commence à se préoccuper des externalités négatives insoutenables liés à sa croissance.


Il est probable que ce phénomène va concerner tous les pays échappant à l’extrême pauvreté. Il faut donc s’attendre au cours des 20 prochaines années à une croissance économique mondiale susceptible de porter atteinte à la qualité environnementale des pays concernés mais aussi de l’ensemble de la planète.


Si l’on accepte ces hypothèses il est temps d’imaginer des politiques susceptibles de concilier croissance et environnement.


Tout d’abord, puisque l’aide aux pays en voie de développement (1) sous sa forme actuelle est largement inefficace et parfois même contreproductive (corruption), il convient soit de la supprimer soit d’en modifier le contenu. A savoir :


·       encourager la responsabilité individuelle par la diffusion des droits propriété privés ou en commun (et en ce sens les réflexions de Garrett Hardin et d’Elinor Ostrom sont complémentaires.


·       Encourager les évaluations environnementales des politiques plans et programmes


·       Renforcer l’État de droit (rule of law)) et le pouvoir des citoyens…..ce qui suppose un état fort limité par le droit (civil ou common law) interdisant le  « tout règlementaire » (command and control)


Pour conclure, le pessimisme n’est plus de saison et  l’espoir et là pour autant que les institutions permettent la liberté et la responsabilité des hommes. La pauvreté, qui était associée à la rareté, est devenue un problème d’évolution institutionnelle qu’il est possible de résoudre à peu de frais.


En fin de compte, comme le précisait The Economist  dès 2002 « la main invisible verte : les marchés constituent un atout pour l’environnement pour autant que les écologistes puissent apprendre à les aimer » ("How many planets : a survey of the global environment” 6 juillet 2002). L'institution cruciale au centre de la responsabilisation à la fois économique et environnementale est celle des droits de propriété. Encore faudra-t-il que les États, en Afrique comme ailleurs, en fassent la promotion.

Max Falque, délégué général de l'ICREI, le 16 juin 2013.





(1) Peter Thomas Bauer : « L'aide publique au développement est une excellente méthode pour transférer de l'argent des pauvres des pays riches aux riches des pays pauvres »


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“Au nom du développement durable” par Jean-Pierre Le Goff
Le 14 juin 2013 - Sous ce titre neutre l’auteur du récent “La fin du village” avait publié un essai décapant dans Le Débat (n° 156, septembre-octobre 2009). Ce long et remarquable article met en évidence la dérive polysémique et l’exploitation d’un concept “fourre-tout” qui contribue “au mouvement général qui depuis plus de trente ans entraine les sociétés démocratiques européennes dans un angélisme moralisateur dont les effets sont délétères”.
L’auteur décrit les extravagances du Parc Naturel Régional du Luberon qui a mis en place une avant-garde militante et bureaucratique qui entend façonner les générations nouvelles selon sa propre conception du bien.
Au moment où l’on envisage de créer un PNR des Pays du Ventoux les responsables seraient bien inspirés de lire ce texte afin non seulement d’économiser l’argent des contribuables mais aussi de gérer efficacement les ressources environnementales.
Max Falque event.details
 

Mont Ventoux: bruler la végétation pour protéger la biodiversité !!! ????
Le 6 juin 2013 - Laissons aux lecteurs de cet article paru dans "La Provence" du 26 mai le choix de juger de la sagesse ou de la folie pour utilisation ou le gaspillage de l’argent des contribuables. Après 150 ans d’efforts remarquables de reboisement du Mont Ventoux l’Office National des Forets, missionné par le Syndicat Mixte d’aménagement du Mont Ventoux et financé le programme européen Natura 2000 brule la maigre végétation qui s’efforce de recoloniser le désert de pierre de la partie sommitale. Pourquoi ? Assurer le confort des moutons subventionnés qui ont dans le passé ravagé la forêt ? Assurer la pérennité d’un paysage désolé pour mettre en valeur les efforts des cyclistes du monde entier qui envahissent cette magnifique montagne ? Ou tout simplement assurer la survie et le confort des multiples bureaucraties qui ont perdu leur raison d’être et le bon sens ?

Max Falque


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“Les aides publiques dommageables à la biodiversité”
Le 3 juin 2013 - Le Centre d’Analyse Stratégique (qui a succédé au Commissariat du Plan) a publié un très important rapport sous la direction de Guillaume Sainteny et Jean-Micchel Salles (familiers des Conférences Internationales ICREI).
Nous vous recommandons de consulter le résumé ci-joint qui met en évidence que de nombreuses aides publiques (subventions, fiscalité....) destinées à améliorer l’environnement sont au minimum inutiles et souvent contreproductives .
Les auteurs proposent notamment 11 recommandations pour améliorer l’action des pouvoirs public.  event.details
 

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